La pilule ne passe plus à la FIBD 2016

La pilule ne passe plus à la FIBD 2016

Du 28 au 31 janvier dernier s’est tenu le festival international de la bande dessinée d’Angoulême. 43e édition qui a été entachée, entre autres, d’une controverse autour de la liste des présélectionnés pour le Grand Prix 2016, communiquée le 6 janvier. Celle-ci a été, dans un premier temps, composée de 30 auteurs uniquement masculins. Le public, emmené par une communauté de bédéistes amateurs et confirmés, n’a pas manqué de s’indigner de cette sélection qu’il juge volontairement discriminatoire. Les commentaires scandalisés affluent sous le hashtag #WomenDoBD et invitent au boycott de l’événement. Les organisateurs cèdent le jour suivant et annoncent la suppression de la liste des présélectionnés et optent pour un vote ouvert.

Les votants, composés de la communauté des auteurs professionnels,  décernera en fin de compte le trophée à l’illustre dessinateur belge, Hermann. Claire Wendling, l’auteure féminine ayant reçue le plus de votes termine à la 3e place.

Au-delà de la polémique sur le sexisme (avéré ou non), il est désolant de constater l’immense importance accordée aux honneurs du genre. À les entendre, la valeur qui prime chez les illustrateurs et chez les artistes en général est la passion. Pourtant, les attentes suscitées par les Goncourt, Ballon d’or, Oscar et autres distinctions individuelles témoignent du besoin de reconnaissance qui anime plus que jamais les artistes, et plus généralement qui nous obsède tous.